Chantepie / La Baule / Chantepie

Jeudi 20 avril, vendredi 21 avril, samedi 22 avril 2017

Alain, Anny, Christine, Gisèle, Josette, Marité, Michel, Raymonde

ASC-Cyclo

Trois journées ensoleillées. Des débuts de matinées froids. Un vent sensible, différemment perçu suivant les circonstances. Des hébergements agréables. Une bonne ambiance. 368 km.

Jeudi 20 avril 2017. Chantepie / Le Calvaire de Pontchâteau. 119 km.

Nous vivons avec la pesanteur : concrète et abstraite, familière et mystérieuse. La Terre ne veut pas nous lâcher. De plus pour vivre, elle ne nous offre pas son volume, mais seulement sa surface qui nous apparaît assez souvent tourmentée. Elle n'aime pas trop que l'on monte, nous précipiterait volontiers vers l'accident lors des descentes. Quelle hostilité ! Quel jouet fabuleux ! pour les alpinistes, les trapézistes, les skieurs, les marcheurs, les jongleurs, les adeptes du skateboard et des tremplins (artificiels de préférence), les cyclistes et bien d'autres... Alors jouons ! au jeu de la dénivelée (ou du dénivelé), mais attention à la répétition : elle peut engendrer la lassitude.

Laillé (par La Caliorne si possible, c'est encore plus amusant), Bourg-des-Comptes par le bois de sapins là-haut, Pléchâtel, Saint-Malo-de-Phily (j'allais l'oublier), Corbinières. Le pique-nique ensoleillé et un peu frais sur le bord de la Vilaine à Port-de-Roche est bien mérité.

erreur erreur erreur

Pendant la digestion, la remontée à travers Langon puis les quelques caprices de la route longeant la Vilaine à bonne distance, conduisent à Redon où il est agréable de se désaltérer à la terrasse d'un café, au soleil, dans une rue pittoresque du centre de la ville. La pause contemplative devant l'étang Aumée est non moins agréable.

erreur erreur erreur

C'est sans difficultés que l'on rejoint ensuite le site du Calvaire de Pontchâteau où se trouve l'hôtel prévu pour ce soir. Une visite à pied de ce vaste lieu de pélerinage avec son chemin de croix, ses monuments parfois imposants et ses vastes perspectives laissant apercevoir le pont de Saint-Nazaire à l'horizon, sépare l'installation et la douche d'un agréable dîner pris à l'hôtel.

erreur erreur erreur erreur

Vendredi 21 avril 2017. Le Calvaire de Pontchâteau / Le Croisic / La Baule / Missillac (Briandais). 135 km.

Il fait très froid ce matin. Les premiers 800 m peuvent être parcourus sans pédaler et en prenant de la vitesse de surcroît ; de quoi être pratiquement congelé.

Nous sommes rapidement au cœur de La Brière alors que l'atmosphère se réchauffe doucement sous l'influence d'un soleil radieux. La route est pratiquement toujours plate, au cœur d'une végétation et d'une faune aquatiques sauvages et préservées. Le vent nous pousse et nous progressons tranquillement à travers ce superbe environnement qui n'est pas fait pour les gens pressés. Quelques arrêts : Saint-Lyphard, le Port de Bréca.

erreur erreur erreur erreur erreur erreur erreur

Nous rejoignons l'océan à Kercabellec en Mesquer et nous allons bien profiter du bord de mer jusqu'à Piriac, puis jusqu'à l'important port de pêche de La Turballe où faire quelques commissions en vue du pique-nique sur des bancs face à l'océan demande un certain temps.

Nous sommes séparés de Batz-sur-Mer, du Croisic et sa pointe, visibles là-bas « de l'autre côté », par les marais salants source du célèbre sel de Guérande, lieu particulier où l'on peut voir quelques paludiers au travail, lieu quadrillé par de nombreuses petites routes, en légère surélévation par rapport à l'eau, sur lesquelles il faut savoir trouver son chemin, lieu aujourd'hui balayé par le vent qui, sans obstacles, rappelle au gré de nos changements de direction une présence qu'un axe de progression globalement favorable avait tendance à nous faire oublier.

Les marais sont maintenant franchis. Voici Batz-sur-Mer, la circulation et les pistes cyclables en direction du Croisic où une petite pause est effectuée.

erreur erreur erreur erreur erreur erreur erreur

Aujourd'hui, même si on ne connait pas bien les lieux, le passage de la Pointe du Croisic n'est pas difficile à localiser : brutalement, le vent que l'on avait de nouveau oublié souffle de face et la progression le long de la belle et rude côte sauvage sur une route au profil un peu accidenté est maintenant difficile en direction des pistes cyclables qui par intervalles, en milieu essentiellement urbain et très fréquenté, à l'écart du bord de mer, nous conduisent au Pouliguen et enfin à la grande plage de La Baule. Nous y retrouvons Christian qui a fait le trajet depuis Chantepie, à vélo, dans la journée.

Notre « flèche Grand Tourisme » vers La Baule est achevée. Notre « flèche » depuis La Baule commence.

erreur erreur

Le retour va s'effectuer par la voie directe. Des pistes cyclables pas faciles à trouver nous permettent de sortir de La Baule en évitant les axes trop fréquentés. Halte pour faire quelques pas à l'intérieur du village de Kérhinet et ses chaumières (on en a vu de belles également ce matin, puis ce soir, en bordure de notre route). Nous traversons de nouveau Saint-Lyphard puis effectuons la photo devenue traditionnelle devant le château de la Bretesche. Nous sommes alors très près de Missillac et à seulement quelques kilomètres du manoir de la Briandais, hôtel de caractère au milieu de son parc, lieu de l'étape de ce soir. Un agréable dîner clôture cette journée, durant laquelle une distance appréciable, sans grandes difficultés dues au relief, a été parcourue à travers un cadre varié et original.

erreur erreur erreur erreur

Samedi 22 avril 2017. Missillac (Briandais) / Chantepie. 114 km.

Ce matin, il fait moins froid qu'hier au départ, ce qui ne veut pas dire que la température nous comble d'aise. La progression est tranquille dans la basse vallée de la Vilaine, large et plus ou moins marécageuse. À notre gauche se trouvent les hauteurs sur lesquelles nous avons évolué lors du brevet de randonneurs mondiaux organisé le 11 mars dernier par le club de Pipriac. Pause à l'étang Aumée comme à l'aller. On ne tarde pas ensuite à arriver à Redon où on retrouve le département de l'Ille-et-Vilaine.

Visite rapide du cloître Saint-Sauveur. Arrêt beaucoup plus long en sortie de ville après une belle montée, afin que certains effectuent, dans une supérette, leurs achats en vue du déjeuner.

erreur erreur erreur erreur erreur

On redescend ensuite sur les bords de la Vilaine longée en empruntant de petites routes. Aux intersections, il faut être très vigilant pour ne pas se tromper. Nous nous sommes arrêtés au lieudit l'Aumônerie pour admirer une maison parée d'une belle glycine.

Après Langon nous poursuivons jusqu'à Port-de-Roche où nous savons trouver un endroit propice à un pique-nique agréable : le même endroit qu'à l'aller, avant-hier.

erreur

Le jeu préféré, celui de la pesanteur et de la dénivelée, peut alors reprendre. Certains montent à Corbinières par la « voie normale ». Certains préfèrent flaner (pas si sûr) un peu plus longtemps sur les bords du fleuve, c'est plus joli, pour monter beaucoup plus sèchement, c'est incomparablement plus amusant. La grosse difficulté qui suit, franchie doucement et sûrement, c'est Saint-Malo-de-Phily. Nous y retrouvons Bernard (G) venu à notre rencontre. Pause désaltérante dans le café ouvert ici : pouvoir profiter d'une telle opportunité dans un petit bourg devient de plus en plus rare, et c'est bien dommage.

erreur erreur

De nombreux amis de l'ASC-Cyclo sont également venus au devant de nous et attendent au bas de la descente près du pont sur la Vilaine ; tiens, ils ne semblent pas avoir envie de jouer ! Après une photo sur la « route des carrières », plusieurs groupes se constituent. Les passages difficiles vers Pléchâtel, Bourg-des-Comptes puis Laillé sont franchis avec beaucoup de modération et le retour vers Chantepie n'est plus alors qu'une formalité.

erreur

Trois belles journées de vélo et de convivialité.